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psychomotricite-maurienne.fr
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Aides financières

Disons-le franchement

En cabinet libéral, les séances de psychomotricité ne sont pas remboursées par l'Assurance maladie dans le droit commun. La prescription médicale est obligatoire pour réaliser un bilan ou une rééducation — mais elle n'ouvre pas, à elle seule, un droit au remboursement. C'est une réalité que je préfère annoncer dès le premier échange plutôt que de la laisser découvrir sur la première facture.

Cela ne veut pas dire que les familles sont seules face à la dépense. Plusieurs dispositifs existent, et certains permettent une prise en charge intégrale, sans aucune avance de frais. Encore faut-il savoir qu'ils existent, et dans quel ordre les solliciter.

Cette page recense ce qui est mobilisable en 2026. Je vous accompagne volontiers dans ces démarches : je fournis les pièces dont vous aurez besoin, et je vous aide à identifier celles qui, dans votre situation, ont réellement des chances d'aboutir.

1. La plateforme PCO-TND — sans avance de frais

Je suis contractualisée avec la plateforme de coordination et d'orientation. Pour un enfant orienté vers le cabinet dans ce cadre, la famille n'avance aucun frais : le bilan et les séances sont financés par le forfait d'intervention précoce, et je suis rémunérée directement.

C'est, de loin, la voie la plus favorable — et la plus méconnue. Les PCO s'adressent aux enfants de moins de 12 ans chez qui l'on suspecte un trouble du neurodéveloppement :

  • trouble du spectre de l'autisme (TSA)
  • trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H)
  • troubles « Dys », dont la dysgraphie
  • trouble développemental de la coordination (dyspraxie)
  • trouble du développement intellectuel
  • autres écarts inhabituels du développement

Le diagnostic n'est pas nécessaire pour entrer dans le parcours — c'est même tout l'intérêt du dispositif : intervenir tôt, pendant la phase d'évaluation, sans attendre qu'un diagnostic soit posé. Beaucoup de familles renoncent à en parler parce qu'elles croient devoir « prouver » quelque chose au préalable. C'est l'inverse.

Comment y accéder ? L'orientation passe par un médecin — traitant, pédiatre, médecin scolaire ou de PMI. Parlez-en lors de la consultation. Si vous ne savez pas comment aborder le sujet, dites-le-moi : je peux transmettre les éléments utiles au médecin.

Le financement est limité dans le temps. Son articulation avec l'AEEH et les autres aides de la MDPH doit être vérifiée avec la plateforme, afin d'éviter qu'une même séance soit financée deux fois.

2. Les structures : CAMSP, CMPP, CMP, hôpital, SESSAD

Lorsque la psychomotricité est réalisée au sein d'une structure, elle est prise en charge par l'Assurance maladie et n'est pas facturée à la famille :

  • CAMSP — centre d'action médico-sociale précoce, pour les enfants de 0 à 6 ans présentant un retard ou des difficultés de développement
  • CMPP — centre médico-psycho-pédagogique : troubles psychomoteurs, des apprentissages, du langage, du comportement
  • CMP et CMP infanto-juvénile, hôpital et hôpital de jour, service de soins médicaux et de réadaptation
  • SESSAD, IME, IEM, ITEP et autres établissements médico-sociaux

Une réserve importante, souvent source de malentendus : ce financement couvre les soins dispensés ou commandés par la structure. Une famille ne peut pas choisir librement un psychomotricien libéral extérieur et demander ensuite à la structure d'en régler les factures.

En Maurienne, l'offre de ces structures est limitée et les délais d'attente peuvent être longs — c'est précisément ce qui conduit beaucoup de familles vers le libéral. Cela vaut néanmoins la peine de déposer une demande en parallèle d'un suivi au cabinet : voir la page travail en réseau.

3. La mutuelle — le réflexe à avoir en premier

De nombreuses complémentaires santé remboursent tout ou partie de la psychomotricité, sous des formes variables : forfait annuel, montant plafonné par séance, enveloppe « actes paramédicaux non remboursés », forfait « prévention » ou « médecines complémentaires ».

Aucune obligation nationale ne l'impose : tout dépend de votre contrat. Deux conseils concrets :

  • Cherchez explicitement dans votre contrat les mots « psychomotricité », « psychomotricien » ou « actes paramédicaux non remboursés ». La garantie est parfois cachée sous un intitulé qui n'y fait pas penser.
  • Demandez une réponse écrite. Une réponse orale au téléphone ne vous servira à rien si le remboursement est ensuite refusé — et elle ne vaudra rien non plus dans un dossier MDPH.

Les pièces généralement demandées : la prescription, un devis, une facture acquittée, parfois la preuve du diplôme. Je fournis tout cela sur simple demande.

4. La MDPH : AEEH et PCH

L'AEEH et ses compléments

Pour un enfant de moins de 20 ans en situation de handicap, l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé et ses compléments peuvent compenser des frais de psychomotricité non remboursés. Les compléments tiennent compte, notamment, des soins paramédicaux non remboursés, des frais de déplacement, du recours à une tierce personne et de la réduction d'activité professionnelle d'un parent.

Attention : l'AEEH n'est pas un remboursement automatique de vos factures. La MDPH examine la situation globale de l'enfant — taux d'incapacité, retentissement du handicap, surcoûts réellement supportés. Un dossier bien monté change tout.

Ce qu'il faut joindre pour que la psychomotricité soit prise en compte :

  • la prescription médicale
  • le bilan psychomoteur
  • un devis, ou une estimation du coût annuel du suivi
  • la fréquence et la durée prévisionnelle de la prise en charge
  • les factures déjà acquittées
  • la réponse écrite de votre mutuelle
  • une description précise et concrète des répercussions du trouble dans la vie quotidienne, scolaire et familiale

Ce dernier point est celui que les familles négligent le plus, et c'est pourtant celui qui pèse le plus lourd. « Il a du mal à l'école » ne dit rien. « Il met quarante minutes à copier une leçon que ses camarades copient en dix, il ne relit jamais ses cahiers parce qu'il n'arrive pas à se relire, et il pleure tous les soirs devant ses devoirs » dit tout. Le compte rendu de bilan psychomoteur documente précisément ce retentissement.

La PCH

La prestation de compensation du handicap peut, pour un enfant comme pour un adulte, prendre en compte des séances de psychomotricité au titre des charges spécifiques. Ce n'est pas automatique : la MDPH doit reconnaître le lien direct avec le handicap, le caractère durable et nécessaire de la dépense, et l'absence d'un autre financeur.

Pour un enfant, l'AEEH et son complément constituent le plus souvent la demande la mieux adaptée à des frais récurrents. Le choix — ou le cumul — entre les différents éléments de l'AEEH et de la PCH s'étudie avec la MDPH.

5. Les aides moins connues

  • L'aide financière individuelle de la CPAM. L'action sanitaire et sociale de l'Assurance maladie peut accorder une aide ponctuelle pour des soins justifiés qui laissent un reste à charge important. Ce n'est pas un droit : le dossier est étudié au cas par cas, selon les ressources du foyer et le budget de la caisse. Peu de familles y pensent — et c'est dommage.
  • Le fonds départemental de compensation du handicap. Géré dans le cadre de la MDPH, il intervient après les autres droits, pour réduire ce qui reste à votre charge. Critères et montants variables selon les départements.
  • Le fonds social de votre mutuelle, distinct du remboursement classique.
  • Le CCAS ou le CIAS de votre commune, le service social du département, le service social de l'hôpital.
  • Le comité social et économique de votre employeur, ou votre caisse de retraite ou de prévoyance.
  • Les associations et fondations spécialisées dans le handicap, le cancer ou les maladies rares.

Ces aides sont facultatives, locales et attribuées sous conditions de ressources. Aucune n'est spectaculaire prise isolément ; cumulées, elles font souvent la différence entre un suivi qui tient et un suivi qu'on abandonne.

Dans quel ordre s'y prendre

L'ordre compte : certaines aides n'interviennent qu'après que les autres ont été sollicitées et, le cas échéant, refusées. Un refus écrit n'est donc pas une mauvaise nouvelle — c'est une pièce du dossier suivant.

  1. Pour un enfant de moins de 12 ans chez qui l'on suspecte un trouble du neurodéveloppement : demander au médecin une orientation vers la PCO. C'est la première chose à faire, et souvent la seule nécessaire.
  2. Vérifier si l'enfant relève d'une ALD exonérante, et faire inscrire le besoin de psychomotricité dans son protocole de soins.
  3. Rechercher une possibilité de suivi en CAMSP, CMPP, CMP ou service médico-social.
  4. Interroger la mutuelle par écrit, et conserver sa réponse.
  5. Déposer ou actualiser un dossier MDPH (AEEH, éventuellement PCH), en chiffrant le coût annuel de la psychomotricité.
  6. Solliciter l'aide financière individuelle de la CPAM.
  7. S'il reste un reste à charge : fonds départemental de compensation, fonds social de la mutuelle, aides locales.

Ce que je fournis pour vos dossiers

Monter un dossier d'aide est un travail ingrat, et le faire seul décourage. Les pièces que je peux vous remettre sur demande :

  • un devis chiffrant le coût annuel prévisionnel du suivi
  • des factures acquittées conformes aux exigences des mutuelles et de la MDPH
  • le compte rendu de bilan psychomoteur, qui documente objectivement le retentissement du trouble
  • une attestation de suivi précisant la fréquence et la durée prévisionnelle

N'attendez pas d'être en difficulté pour en parler. Le coût d'un suivi se pose dès le premier rendez-vous, et il vaut mieux l'aborder à ce moment-là que d'interrompre une prise en charge en cours.

Information mise à jour en juillet 2026. Les dispositifs, les critères et les montants évoluent régulièrement. Cette page est donnée à titre indicatif : elle ne remplace ni une réponse de votre mutuelle, ni une décision de la MDPH ou de votre caisse d'Assurance maladie. Les montants en vigueur sont consultables sur service-public.gouv.fr et ameli.fr.

Où vérifier vos droits

Les sources officielles

Les montants et les critères évoluent chaque année. Plutôt que de les recopier ici, où ils périmeraient sans que personne ne s'en aperçoive, voici où les consulter à jour.

Une question sur le financement de la prise en charge ?

Le coût ne devrait jamais être la raison pour laquelle un enfant n'est pas accompagné. Écrivez-moi : nous ferons le point sur les aides auxquelles vous pouvez prétendre.